Les Brèves Mensuelles

C’est nouveau ça ?   Oui

C’est tous les mois ?   Évidemment

Ça dit quoi au juste ?   Ce qui c’est passé dans le mois en quelques lignes

Et ça sert à quoi de faire ça ?   A faire causer ……boisson.31

On résume :

Août :

Trail des Castors pour Christophe

50 Km de la Sologne des rivières pour Damien  accompagné de son « porteur de bidons » préféré  – Jacky (….quand il suit !!!)    clic   clac

Les Électrons Libres ne renouvellent pas le contrat avec son sponsor :  nous nous punissons nous-mêmes parait il……lol…12

 

Septembre :

Aurélie reprend l’entrainement après 3 mois de convalescence un peu d’aide  

Mélanie enchaine 2 courses sur une semaine   clic

Christophe fait 3ème SEH à la course des melons   clic   clac

Julien commence son plan d’entraînement pour le trail des Hospitaliers   info

Nico s’entraine enfin correctement pour le semi de St Emilion mi-octobre   clic

Maratrail de S Cyr : Christophe sur le 9 Km et Julien sur le semi.

Christine fait son premier canicross avec Edgie à la Rochelle …..  photo   vidéo1   vidéo2

Nouvelle page : plans d’entraînements……à vous de la trouver !

Retour sur « Le Grand Trail de Stevenson » par Julien

Ma participation s’effectue sous la forme d’un relais en équipe de trois coureurs 167 km/+5354 m. Mes coéquipiers pour l’aventure sont Delphine et Lucien. Moyenne d’age de l’équipe = 42,5 ans ….. Et ouais !!!

Jeudi 05 juillet :

Les sacs sont minutieusement préparés et vérifiés à peu près 3 fois. Tout y est (2 paires de chaussures en cas de crevaison, Short, tee shirt, manchette, épingles, montre GPS, sac d’hydratation, produits énergétiques …..) la  panoplie complète du Traileur.

23h30 : ZIP c’est fermé, une bonne nuit de sommeil, le réveil est prévu pour 06h30.

Vendredi 06 juillet :

08h00 : La bétaillère est chargée. Les « petits lapins du Gévaudan », surnom prêté à l’équipe par l’organisateur de l’épreuve, prennent la route direction Le Monastier sur Gazeille.

Ce sera le point de départ de notre belle aventure Cévenoles : LE GRAND TRAIL DE STEVENSON

 

Petit rappel historique sur ce fameux GR 70 :

« An l’an 1878, le 22 septembre plus exactement, un grand voyageur Ecossais et non moins grand écrivain (L’île au trésor, L’étrange cas du Dr Jekyll et Mr Hyde…) Robert Louis Stevenson,28 ans, décide, accompagné d’une ânesse (Modestine) de parcourir les Cévennes. L’année suivante, il publie Voyage avec un âne dans les Cévennes, qui demeurent à ce jour un livre de référence dans la littérature de voyage. Son Périple s’effectuera du Monastier sur Gazeille à Saint Jean du Gard en 12 jours »

En l’an 2012, le 07 juillet plus exactement, sous l’impulsion et l’investissement complet d’une équipe de bénévoles passionnés de ce pays et de ce sentier, quelques 100 coureurs vont pouvoir suivre les traces de l’explorateur. Les 12 jours seront raccourcis à 3, et l’âne sera laissé au repos…

Parcours

Retour à nos moutons :

17h00 : Briefing de l’organisation. L’ambiance est détendue.

18h00 : Apéro offert ; Jus de fruit pour les 3 lapins du Gévaudan, Le rosé pamplemousse nous étant à priori déconseillé…

19h00 : Conférence sur la diététique des sportifs de la part de Karine HERY (Ultra traileuse française émérite mais aussi Médecin). Mes chers amis sportif, fini les aliments acides (fromages, produits laitiers, chocolat…. tout ce dont je raffole) et gavons nous d’oméga 3 (huile de lin, de perilla ou de chia…..). Même marcher pieds nus 10 min sur une pelouse humide à de fortes propriétés antioxydantes donc de récupération. Pffffff un truc de ouf cette conférence mais très intéressante . Mes amis la bière d’après course est autorisée voir conseillée à une seule condition…. Que je vous dévoilerai à la fin de cet article !!!

22h00 : Tente montée, matelas gonflé, dénudé, duvet refermé et bouchons d’oreille insérés, je tombe dans les bras de Morphée (…D devait déjà dormir ! ndlr).

 

Samedi 07 juillet :

4h00 : Ça bourdonne, ça chante……..Repeat

4h05 : ça vibre, ça braille……………STOP. Les lapins s’éveillent doucement de leur terrier.

4h30 : je rejoins mes 94 autres compagnons drogués d’aventure sportive, dans un gymnase emplis d’odeur de nuit, (je vous laisse imaginer).Que du bonheur !!! Les commentaires au sujet des aléas d’une nuit en communauté vont bon train autour du petit déjeuner (Ronfleur,  et pisseur, plutôt pisseuse à priori…. 😉 ont animé les débats durant la nuit, d’après certain rapporteur…..Que du bonheur je vous dit ! L’an prochain tous ensembles mes amis, promis !!!

Bref, pour ma part c’est gâteau sport, banane, thé et ….toilettes….. bien sûr. (Ceux qui me connaissent ne seront pas surpris !).

5h30 : Prêt pour affronter le Pays du Velay. Au programme, 15km, 600D+.Appel des coureurs, ils en manquent 2. Tant pis !

5h40 : Coup de sifflet, laché de « lapins », 100m et première côte… En haut, les brumes se sont levées, le soleil pointe le bout de son nez derrière les vieux volcans du Velay. Magnifique !! Séquence émotion passée, je me prends au jeu de la course. Comme d’habitude, l’escadrille d’avions de chasse prend les devants…. Sans moi bien sur ! (De plus ils courent en individuels). Alors je cherche les concurrents des autres équipes, je ne vois rien, je pense être bien placé et donc profite un peu du paysage. C’est parfait, d’autant que mes jambes ne répondent pas bien présent encore, ni mes poumons d’ailleurs. Mi course, Lucien, le doyen des lapins, m’attend au détour d’un muret sur une partie goudronnée, et me crie « 3éme, 4min sur le 1er et 1min sur le 2ème, faut te réveiller mon grand ». Oups !!!! Heureusement, une belle descente technique se profile d’ici 1,5km. Tout ce qu’il me faut.

7h10 : Je passe le relais à Delphine en deuxième position avec un retard de 1’30 sur le premier. Merci la descente, mais les jambes sont dures et les sensations n’étaient pas très bonnes. Peu importe, la consolation est venue de la beauté du parcours !

Pas le temps de souffler, nous remontons avec Lucien dans la voiture pour encourager Delphine à une intersection et rejoindre le départ de la prochaine étape qui le concerne. En fait même sans courir, nous faisons toujours la course…

Lulu s’élance enfin dans l’aventure, toujours en deuxième position, place qu’il conservera et confortera jusqu’à l’arrivée. Nous nous trouvons  donc 50 km plus loin à Langogne aux portes des Cévennes.

Bonne collation offerte par l’organisation, et je me retrouve allongé sur une table. Cédric s’occupe de moi. Ces doigts malaxent, étirent, frottent et glissent sur ma maigre pilosité… 30 min plus tard et proche de l’endormissement, mes fibres musculaires sont comme neuves et peuvent de nouveau affronter l’étape de demain. Mais avant cela petite escapade touristique sur les bords du lac de Naussac, avec bière pour nous rafraîchir et reprendre quelques sels minéraux.

22h00 : Après un bon dîner en commun, toujours pris en charge par l’organisation, extinction des feux.

 

Dimanche 08 juillet :

4h00 : Ça pique un petit peu. Pourtant l’orage tombé 1H00 avant ne m’a même pas réveillé ! Petit déjeuner habituel et nous partons pour ½ heure de voiture afin de rejoindre le départ à Chasseradès.

5h30 : La « bête Féroce » m’attend, là, juste devant à quelques 500 m. En effet cette étape s’effectue sur les terres du Gévaudan…. Aucune déception, le décor est atypique, nous rentrons aussitôt dans une forêt de pins. Des lambeaux de brume flottent entres ces derniers. Le faisceau de la frontale ne parvient pas à transpercer cette humidité encore obscure. J’éteins. Lugubre. Ambiance Hitchcockienne…Sur ce j’emboîte le pas de Christian un collègue du PEC, qui lui s’élance sur une étape en individuel de 62 km ! Etant en souffrance, il me sera une excellente escorte pendant 6 km, le temps d’arriver au sommet de notre première belle côte…J’effectue les douze restants à allure soutenue, les jambes sont bien la maintenant (je suis à bloc). Je reconnais quand même le paysage à quelques kilomètres de l’arrivée (souvenir de vacances en Lozère). Au Bleymard, je passe le relais à Delphine en première position, toute surprise de me voir arriver si tôt… Son étape, de 20 km, commence par dix en montée avec 600 m de dénivelé. Bon courage !!!!

Pas de chance, en haut du Mont Finiels (1700m), un brouillard à couper au couteau la prive d’un formidable panorama. 1h15 d’effort non récompensé… La descente la mène au magnifique village du Pont de Monvert, ou Lucien s’élance prudemment, son étape étant un gros morceau à avaler (25 km et 900 m D+). 2h42 plus tard, nous sommes tous réunis sur les bords du Tarnon dans la belle ville de Florac.

Même rituel : douche, massages, dîner avec crudités aux pouvoirs antioxydants (décidément la conférence du premier jour est omniprésente). En rejoignant notre logis, nous croisons l’équipe logistique dirigée par Frederic Touret déjà à pied d’œuvre autour d’une table recouverte de cartes IGN. Autant dire que pour tous les organisateurs et bénévoles, la nuit sera encore très courte !!!

22h30 : Je me glisse dans mon duvet.

Au bilan de cette deuxième journée, de superbes paysages plein la vue, surtout pour Lulu qui court sous le soleil et une deuxième place au général confortée.

Lundi 09 juillet :

4h00 : Le réveil est difficile ! Très difficile même, le duvet me retient prisonnier et le sommeil joue les prolongations. Je pense que certains connaissent ça presque tous les matins, notamment quelques membres féminins des Electrons Libres je crois …  .

Bref, je suis enfin sorti de la tente, direction le gymnase pour avaler un thé et un bout de gâteau sport et une banane qui en fait restera dans son enveloppe protectrice (ce matin ça ne passe pas) ! Il n’y a pas beaucoup de mouvements, les individuels ne partent que plus tard. Certains sont quand même présents, on commence à sentir la fatigue sur les visages et dans les gestes. Tout est moins fluide, le café à du mal à tomber dans le bol. Pourtant, les deux jours précédents, je n’avais détecté aucun signe de Parkinson chez mes concurrents…

4h45 : Petit briefing de la part de l’organisation qui nous indique de rester vigilant sur le départ puisque nous allons emprunter une grande partie de route et que la bifurcation sur la droite au  bout de 3 km ne doit pas être loupée…..

4h50 : Nous devons rejoindre la zone de départ en sortie de ville à 800 m. Le groupe s’y dirige tranquillement en marchant sauf…..moi !! Une envie pressante vient de s’inviter à la fête … Je rejoins le départ en trottinant et arrive juste pour le coup de sifflet.

5h00 : C’est parti mon kiki pour la dernière (16 km et 520 m D+). Bon ben… comment vous dire ? Il fait nuit (mais cela je m’y suis habitué et même pris goût : Remember les 1000 Marches de Poitiers). Plus sérieusement ! Nous attaquons d’entrée par une grosse montée, longue et de fort pourcentage. L’avantage de courir de nuit est, que vous êtes concentrés uniquement sur les dix prochains mètres où vont se poser vos sympathiques petits pieds et que vous suivez comme un c..  le mec devant vous (l’auteur veut probablement parler de con…ndlr). Vouai, mais voila, seulement 10 min après, mon cerveau reçoit une information capitale de la part de mon cœur, mes muscles et mes poumons ! Ca va beaucoup trop vite. Stop !!!! Et voilà je marche. Le coureur devant moi qui n’est autre que le relayeur de la première équipe me met une « mine » réglementaire, lui qui au départ m’avait dit « on fait la course ensemble ». Bref le mental lâche d’un coup. Plus d’envie…Allez ! Hop ! Une pensée positive, et ça repart doucement. En haut de cette difficulté je me retrouve seul à me dire « ne loupe pas la bifurcation à droite ». La voila, effectivement assez discrète en pleine nuit, c’est sur, certains vont la manquer (hypothèse confirmée à l’arrivée par trois concurrentes et un concurrent. Désolée mesdames…). Je m’élance dans la descente à bloc, la fin est assez technique avec un sentier étroit et une végétation dense. Les fougères et autres fleurs humides de la rosée matinale me fouettent les avant bras et le visage parfois ! Christophe, elle t’aurait plu celle la…Et me voilà revenu sur mon collègue, tout surpris de me voir. Nous passons un petit pont ou les équipiers sont là pour quelques encouragements et photos. « On finit ensemble me dit il !!». Réponse : « Ouais si tu veux mais les 10 km restants ne m’intéressent guère alors je vais voir si je peux suivre». En effet une ancienne voie ferrée en léger faux plat montant (1 à 2% max), avec la falaise à gauche et le ravin à droite. Bref au bout de 500 m il prend un rythme soutenu (13,5 km/h à ma montre Garmin), trop soutenu pour moi !! J’abdique, le moral retombe mais cette fois ne repartira pas…Je fini l’étape péniblement en me faisant violence à 10,5 km/h. A l’arrivée je suis deuxième avec 4 min de retard et seulement 2 d’avance sur le troisième. Voila ‘c’est fini pour moi sur une certaine déception au point de vue sportif.

Mais retour à l’équipe, Delphine, quand à elle gère parfaitement son relais et lance notre doyen Lulu dans une excellente position avec plus de 3 min d’avance sur les poursuivants.

10h20 : Nous attendons Lucien à Saint Jean du Gard, sous le pont ou se juge  l’arrivée finale. Le voilà qui franchi la ligne après 2h20 et 22 km d’effort. Sur le plan résultat, nous restons toujours deuxième et première équipe mixte. Nous attendons les copains du PEC en individuels qui se livrent une belle bataille depuis trois jours.

12h00 : Voila, tout le monde est là, sans gros bobos, avec une grosse fatigue physique certes, mais très vite oubliée après une bonne douche et par la bière pression qui se trouve devant nous !!!!!

Et là…. fin du suspens : « la bière est autorisée voir conseillée à la seule condition de bien s’hydrater (avec de l’eau…) avant ». Rien de bien compliqué !!!!

 

Pour conclure : Ce Grand Trail de Stevenson, nous aura permis de vivre une  belle aventure sportive et humaine ou une franche camaraderie s’est instaurée entre concurrents et organisateurs. Outre l’aspect compétition, la découverte de ces régions fut vraiment magnifique. Des anciens volcans du Velay, pour arriver à la chaleur du département du Gard et ses cigales, en passant par le massif schisteux et granitique des Cévennes. Je vous le confirme, splendide !!

 

 

Voilà, merci à ceux qui m’ont accompagné pour l’aventure, puis à Fred Touret et son équipe d’organisation, pour cette belle balade.

Humblement, j’espère aussi que ce petit récit vous aura donné l’envie de tenter un jour l’aventure.

 JULIEN

1ère équipe mixte en 16h25’45’’ et 2ème au général

Semi de Bressuire

IMG_91671h51’56 », 9ème féminine, 4ème SEF

Et voilà, encore une première pour Aurélie : Un Semi-Marathon !

Ses impressions:

J’étais en effet à Bressuire ce dimanche, et ça s’est plutôt bien passé pour moi.
Je suis partie doucement en queue de peloton, puis je suis remontée progressivement. A partir du 16ème km, j’ai baissé un peu le rythme ; ce sont toujours les derniers km les plus durs. Au dernier km, j’ai accéléré et fini par un sprint contre un V2 sur la piste du stade d’athlétisme.
Résultat : 1h51’56 », 9ème féminine, 4ème SEF, mais loin, très loin derrière la 1ère féminine qui a fini en 1h25’53 ».
433 c’était le nombre de partants ; les organisateurs en espéraient un peu plus. Dommage pour eux car c’était une belle course : peu de difficultés hormis quelques faux-plats et le vent, mais surtout une organisation impeccable et une ambiance conviviale et aussi de beaux lots (un week-end en thalasso, un voyage au Maroc).

C’est donc à une vitesse moyenne de 5min18 au kilo (11,3km/h) qu’elle a parcouru les 21,1km !!!!!!! toute seule au milieu de tous les autres.

Si ça continue, il va falloir s’accrocher  🙂

hé au fait, après semi il y a marathon !  😉

Damien

Mes 1000 marches de Poitiers – 2012 (TUNP)

J + 2

Voilà c’est fait, la messe est dite avec quand même 4H25 de sermon…..

Tout était SUPER : l’organisation, le parcours, les concurrents (je préfère dire les « cocourants ») sympas dans les difficultés partagées, la douche bien chaude dans un vestiaire chauffé..humm… le repas d’après course dans une bonne ambiance (j’ai pas gouté au farci, tant pis…..pour lui et j’ai gardé le ticket de la soupe pour l’année prochaine) et bien sûr les BÉNÉVOLES généreux dans leur action.

Bon, c’était quand même difficile, alors voir des têtes connues sur le parcours et entendre leurs encouragements ça fait du bien au mental, je leur dis un grand merci (dans le désordre) à Christelle, Marie-T, Christine, Maëva, Aurélie, Daniel, Julien nos électrons bénévoles et aussi à Pascal D. qui m’a successivement rejoint à trois endroits des Rocs (tu vois en fin de compte tu aurais pu le faire !), Marianne, Christophe et leurs potes, Jef place de la Liberté,  » l’homme à la jambe dans le plâtre » qui avait toujours une longueur d’avance sur moi et à tous les autres que je n’ai pas reconnus !

Vous voulez des détails ? c’est parti, je vous emmène avec moi…..

Samedi 18H00, H – 3h30, je prends mon dîner avec une énième et enfin dernière plâtrée de nouilles natures + 2 œufs au plat à sec +  1 morceau de gruyère avec pain + 1 banane et 2 tranches de pain d’épice .

Je finis de remplir mon sac (eau, eau dopée, gels, pâte d’amande, lampe, piles de rechange, MP3, téléphone « chargé… », coupe vent, foulard) et vérifie une dernière fois ce dont j’ai besoin (ou pas), puis je file à la Varenne (comme disait Louis) accompagné d’Antoine et d’Edgie pour récupérer mon dossard.

Sur place, c’est encore calme. Le décor est planté et il n’y a plus qu’à suivre le fléchage..déjà… J’arrive en même temps qu’un bénévole – un ultra – on se connait sans se connaitre (quelques échanges sur quelques courses), on parle de chiens ! Cette année, je partirai donc avec le dossard n°8, ça me va ! Je croise également Jef Rullier, là on cause course, de la course. Il sera commissaire place de la Liberté, à plus tard donc !

19H15, je rentre à la maison. Christine se prépare pour rejoindre le groupe des bénévoles et moi je traine, je réfléchis à comment je vais attacher ce foutu dossard. Je n’ai pas envie de prendre la ceinture porte dossard car je crains les frottements de l’attache entre le sac à flotte et mon dos.

19H45, je réfléchis toujours sans vraiment me prendre la tête car la solution je la connais déjà, ce sera épingles à nourrice dans la ceinture du sac. Dring, Aurélie arrive, bonjour bonjour et repart avec Christine. Je ne suis toujours pas près, et je traine en survet.

20H00, c’est bon, assez glandé. J’attache mon dossard… 3 fois de suite car pas d’aplomb!!!! Et je m’habille enfin. Petit massage « Kimas » des jambes, sparadrap sur les tétons et le bas du dos (peur des frottements avec le sac qui pèse pas loin de 3Kg), je saute ou presque dans les godasses, je prends mes affaires , les gars et en route car il est pas loin de 21H00.

Arrivé sur place, il faut se garer. J’avance le plus possible et trouve une place le long d’un bosquet que je serre un max (j’entends encore la portière qui couine sous l’effet d’une probable grosse branche…..). Impecc, je peux pas ouvrir ma portière et vais être obligé de sortir du coté passager….. un éclair de lucidité me laisse entrevoir la galère au retour ! Du coup, je me gare en face, de front dans le virage et là, c’est le bas de caisse qui couine sous l’effet du haut trottoir. Zen, je m’en fous, j’ai d’autres préoccupations.

Nous rejoignons enfin les autres. Bonjour bonjour, tu vas bien ? pour l’instant oui. Petites plaisanteries, photos de groupe et pendant ce temps, le sasse de départ se remplit. Je décide d’y aller aussi, je suis en tee shirt et il commence à fraîchir, en me mettant dans le groupe je me réchaufferai. Les détails du parcours et les consignes de sécurité sont donnés. Plus que quelques minutes et la meute sera lâchée. Les cloches commencent à sonner, c’est du sérieux. Le départ est donné au pistolet par Olivier, mon voisin non voyant….un frisson traverse les troupes… non, il est chargé à blanc…. ouf !

PAN, en moins de 20 sec la meute est partie. Je me suis fixé moins de 4h30 et je dois gérer ça maintenant. Je me place derrière 3 nanas et décide surtout de ne pas les dépasser (6min/km). Les 2 premiers kms sont faciles, avec une ribambelle de mecs qui pissent de chaque coté ! Le coup de feu peut être !! En bas de Chouteau, nous attaquons le premier escalier, je double les filles et les monte (les marches) à pas rapides. A partir du viaduc de St Benoît, la meute n’est plus qu’une longue file discontinue. Ça va rouler comme comme ça jusqu’aux escaliers de la Madeleine par petits groupes de 2 à 5 coureurs. Ah, que la chose soit dite maintenant et pour le reste du récit : Je n’ai couru dans aucun escalier montant, la rapidité des pas n’allant qu’en décroissant naturellement dans le temps, quant aux escaliers descendants, roule ma poule… Arrivé au stade de la Madeleine je relance  et dépasse 3 coureurs qui reprennent leur souffle (intérieurement je me marre, je ne suis pas fréquentable…). Direction les escaliers du diables maintenant.

Arrivé en bas, j’y retrouve Christine, Aurélie à la circulation gyrophare en action, et surprise, Pascal est venu m’encourager. Ça va vite, 1 min après j’ai traversé le pont Achard pour y retrouver Cricri et Maëva elles aussi à la circulation…. gros encouragements, attention aux voitures les filles ! heureusement les feux sont au rouge et je traverse rassuré . Pascal me donne rendez vous aux Rocs, c’est parti avec un big maousse escalier, descente puis remontée puis descente. Je ne regrette pas d’être en tee shirt comme me le fait si justement remarquer un gars qui lui est en maillot à manches longues type 2ème couche…. Mais bon il pense qu’arrivé à la cassette il ne le regrettera pas. Je lui réponds que moi je ne sentirai peut-être plus rien arrivé là-bas. Sur ce, tchao je pars Ave de Nantes. Daniel et Marie-T sont à la manœuvre, très affairés, ils me reconnaissent à peine  » Ah mais c’est…… oui c’est moi, à dans 20 kms maintenant !

Au pied des Rocs, Pascal est là et commence à courir à coté. Halte au feu camarade, si tu cours à coté je risque l’exclusion de la course. Il stoppe, je le retrouverai pour un dernier encouragement en haut des escaliers de la cité Ste Jeanne. Maintenant c’est du billard jusqu’aux escaliers du Porteau via la descente du Trait Tabuteau. Ces escaliers sont le parfait exemple d’un travail fait à l’arrache : marches inégales dans la hauteur, la profondeur, la largeur. La totale où la vigilance est plus que nécessaire. Arrivés en haut, nous passons par quelques ruelles très sympathiques (genre village de Talmont…) que je ne connaissais pas. Direction l’ancienne station d’épuration que nous traversons pour récupérer le chemin qui longe le clain rive droite. Nous sommes trois puis deux arrivés en bas des Couronneries. Faut se taper la côte maintenant pour rattraper le plateau qui surplombe les falaises. Mon cocoureur du moment est léger, on se suit à tour de rôle depuis 2 à 3 bornes déjà et je sais qu’à un moment il me lâchera. Ce fût chose faite en attaquant le terrain vague qui descend du haut de la Cueille Aigue au bas de la rue de Montbernage et que je négocie avec moult  précautions pour assurer ma cheville… Je l’ai perdu de vue définitivement au ravito au 22ème km.

Ça fait maintenant 2H22 que je coure, ce qui fait une moyenne de 6.5min/km. Je suis toujours dans les clous mais faut pas faiblir. Je remplis rapido mon bidon et repars pour attaquer la partie ville. C’est pas la foule à la goule, et pas plus à la Cathédrale. Je remonte tout ça pour aller place de la liberté dire un p’tit bonjour à Jef à l’abri sous sont bonnet. Une tape dans la main et je continue rue de la Chaine pour rattraper les rue piétonnes du centre ville. Je coure plutôt seul depuis un petit bout de temps doublant quelques gars ou apercevant au loin un coureur. Le TAP, les escaliers de la gare, la préfecture, la place de la mairie puis rue Magenta. Là un troquet à moitié dans la rue diffuse à fond du U2, l’idée absurde me prend d’esquiver 3 pas à la con histoire de coller au rythme. Quelques applaudissements et un ‘vas y champion’… Alors j’y vais avec un début de crampe à la cuisse droite  que j’essaie de ne pas faire voir (que je suis con quand j’ai rien d’autre à faire!). Heureusement elle s’estompe rapidement et je m’engouffre dans les méandres des petites rues jusqu’au pont Neuf. La partie ville est donc pliée, rangée en 33 minutes.

Je traverse le pont Neuf à la suite d’un coureur isolé comme moi. Je sais que j’ai un comité d’accueil juste au dessus, Julien en charge de rediriger sur les escaliers, prends des photos de chaque coureur, je prends la pause, trop loin, je me rapproche, clic clac c’est dans la boite. Je remercie tout le monde et repars pour rattraper le coureur qui me précédait. Je me sens plutôt pas mal du tout! J’attaque les escaliers des dunes sans forcer, en levant la tête j’aperçois des mecs perchés sur les murs qui courent et me sautent par dessus. J’avais zappé les gars de Poitiers Parkour – culottés les gars , bravo – En Haut je retrouve CriCri et Maëva, salve d’encouragements, je repars chargé à bloc.

La côte de la Pierre Levée je la monte habituellement en courant, mais à mi parcours je décide de marcher, probablement influencé par  les 2 gars devant. En haut je relance, pas eux, salut.

Arrivé Faubourg du Pont Neuf je réveille Aurélie et Christine d’un coup de sifflet, elle me trouve en forme…moi aussi, je me trouve en forme, mais je sais que dans 3 bornes je vais taper dans le dur…. Je redescend la rue jusqu’au gyro où Daniel et Marie-T me font traverser la rue.

30Kms – 3H15, ça colle toujours !

Un petit pipi avant le pont St Cyprien et je rattrape 4 gars à la tomate blanche. le gars devant traine un peu les pieds mais je le laisse passer devant moi dans l’escalier. En fait il est pas bien du tout et monte carrément de travers, je lui demande si ça va et me répond « heinnnn ». Bon d’accord ! je passe et repart jusqu’à cette fameuse petite côte du chemin de Trainebot. Elle m’essouffle et pourtant je ne marche pas vite… il est temps de sortir mon ami le MP3 pour qu’il me « booste » le mental.

Direction Chilvert et son quartier calme…. Terra incognita pour moi, je rejoins un petit groupe et le suis prudemment jusqu’à la route de la cassette.

3H50-35kms. J’attaque le dernier escalier, les rampes sont sympas à c’t’heure. L’écurie n’est plus très loin et je sors les munitions. J’ai décidé de prendre un gel coup de fouet et de compléter en arrivant sur Bellejouanne avec un raid tonic. C’est incroyable, je continue à doubler des coureurs tout en en suivant un autre qui lui avance. je lui colle aux baskets jusqu’à la descente sur la Varenne.

4H19-39,40kms. C’est dans la poche, je mettrai moins de 4H30. Contre toute attente, le gars ralentit dans la descente , je fonce, je me retrouve sur le plat à courir assez vite en ne faisant plus très attention à ce que je fais ! je suis les flambeaux en ligne droite. A 50 m devant, un coureur passe derrière le stade, le chemin devient plus chaotique et je le rattrape  à un espèce de trou dans le grillage que j’avais à peine remarqué en passant au travers…. Je lui tape sur l’épaule, il se met de coté et s’excuse…. Je n’en demandai pas tant ! je continu sur ma lancée, je suis dans la brume, dehors et dedans !

Je tourne à l’angle du stade (au fond), il n’y a plus qu’une ligne droite pour moi car je ne vois pas le chemin mais je vois bien l’arche d’arrivée que je passe sans trop ralentir car je me doutais bien qu’il fallait se taper les dernières marches du podium pour stopper le chrono, Maeva et Cricri sont sur le coté et me félicite.

Voilà c’est fait, 4H25’03 . je suis bien content. Le bonheur est fugace mais ce soir… il est là    🙂

La suite vous la connaissez puisque vous y étiez .

Classé n° 69   « coureur érotique !? » Blvd Coligny

Article de la Nouvelle Républiqueici

Le site des 1000 Marches

 

 

 

 

27 mars 2012 10 commentaires Short URL

  • merci pour ce récit très précis des 1000 marches.
    j ai également participé à cette course; croisons les doigts pour que l édition 2013 ai lieu . et bravo encore , pour l avoir fait et l avoir racontéRépondregilles alberty27 mars 2012
  • merci pour ce petit comment et bravo surtout à toi pour ta place et les exploits que tu réalises par ailleurs, que d’aventures !Répondredamien30 mars 2012
  • Ouais!!!!!!
    Bravo pour ce joli récit.Je ne pensais pas que tu avais fait la pierre levée en partie en marchant…… héhéPour la pastourelle Tu prend un appareil et comme ça on aura un ptit roman photo au retour….à propos je t’envoie ta photo que tu pourras mettre sur le site.julienRépondrejulien27 mars 2012
  • Félicitation et merci pour le recit…..je pense que je resterai touhjours du coté des supporters!!!Répondremarianne29 mars 2012
  • Tu cours bien et tu écris bien !!!! encore bravo Damien !!RépondreMélanie29 mars 2012
  • vous avez pas fini les mougeasses là !!ds vos baskets et hop.la dernière à 60 ans+++alors bon tout il est possible.
    Avec de l’entrainement et bcp de volonté!jmtRépondrejulien29 mars 2012
  • Sympa le récit. On ferme les yeux et on peut s’imaginer à ta place.je précise » juste s’imaginer »Répondremaeva29 mars 2012
  • Malgré la peur ou le stress il y avait beaucoup de novices sur cette distance et cette difficulté. Julien a raison il suffit de se lancer ! Marie Thérèse à plus de 60 ans n’a pas finit dernière…il y avait des jeunes qui fermaient la marche. Alors les filles il faut y aller !Merci pour ce récit et merci aux bénévoles des électrons libres !RépondreGuy30 mars 2012

 

Hells Bells…tin tin tin tin, tintintin

Petit billet d’humeur matinale en musique

Salut à tous,

J’espère que vous êtes en forme pour affronter cette lonnnnngue nuit qui nous attends !!!

Bonnets, écharpes….pensez à prendre de quoi vous couvrir, car la température  sera un peu fraîche (pour vous), + de quoi grignoter et à boire.

Pour ma part,  je commence à avoir la tête dedans (dans la course bien sûr).

Article de la NR → Par ici

C’était en direct de chez moi, avec la patate et la banane.

Tonight’s Gonna Be a Good Night (Attention ! le son)

Damien  62